Chronique VIII : Toujours nous nous relèverons
La lumière grise de l’aube s’épanouissait à peine sur les blés fraîchement coupés quand les grandes cloches du Prieuré des Portes de la Grâce retentirent. À chaque tintement, une vibration sourde courait des collines jusqu’aux villages voisins. Elle entrait dans les maisons des apiculteurs, dans les meules encore tièdes des meuniers, jusque dans les cercueils de pierre où reposaient ceux qui avaient déjà servi. On laissa les ruches bourdonnantes, les pressoirs, les sillons. On essuya le miel sur les paumes, on posa la faucille et l’on s’aligna sous la bannière de la muraille blanche.
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